RHJS - Réseau Haïtien de Journalistes en Santé
  • Accueil
  • Webmail
  • Registre d’inscription
  • Nous contacter
mardi 13 octobre 2026
  • Connexion
RHJS
  • Accueil
  • Qui sommes-nous?
  • Nos Projets
  • Nos Membres
    • Registre d’inscription
  • Actualités
    • Nationales
    • Internationales
    • Notes de presse
  • Éditorial
  • Vendredis du RHJS
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Advertisement
RHJS
  • Accueil
  • Qui sommes-nous?
  • Nos Projets
  • Nos Membres
    • Registre d’inscription
  • Actualités
    • Nationales
    • Internationales
    • Notes de presse
  • Éditorial
  • Vendredis du RHJS
Aucun résultat
Voir tous les résultats
RHJS
Aucun résultat
Voir tous les résultats

Marc Jéris Louis Jean cristallise en vers Corail, fleur de vent et de pierre

La Rédaction Par La Rédaction
27 septembre 2025
Dans Actualités, Nationales
0

Marc Jéris Louis-Jean

0
PARTAGES
41
VUES
Partager sur FacebookPartager sur Twitter

 

Marc-Jeris Louis Jean, poète et auteur haïtien installé aux États-Unis, porte dans ses mots la mémoire ardente de sa terre natale et la nostalgie de Beaumont, dans la Grand’Anse. Nourri dès l’enfance par la tradition poétique de Jérémie – berceau d’Etzer Vilaire, d’Émile Roumer ou encore de Claude Pierre – il a grandi au croisement des voix fondatrices d’Haïti.

Dans ses textes, il tisse un pont sensible entre les couleurs, les sons et les parfums de son pays et les échos de la vie américaine. L’exil devient alors matière de création : souvenir, célébration, et affirmation d’une identité fièrement haïtienne.

Auteur de trois ouvrages (Cœur qui note, Haïti, 2000 ; Écho, Haïti, 2005 ; Compas Direct – A Haitian Pride, the Road to Hollywood, États-Unis, 2013), Marc-Jeris Louis Jean poursuit son chant poétique, transformant la mélancolie du départ en une ode à la beauté intemporelle d’Haïti et à la force indestructible de ses racines.

Corail dans tous les rêves de Marc Jéris Louis-Jean

Corail, fleur de vent et de pierre

Õ Corail,

PUBLICITÉ

Échiquier de nos armes ventilées,

Aux regards du temps parfumant les rosiers de pourpre,

Aux reflets des airs verdoyants,

Contempteur des sirènes en cascade

Qui parapheraient le carillon de tes fleurs flamboyantes.

Ville de mille périls, empêtrée dans le vent,

Ville de papillons bleutés survolant

Le toit des rues parallèles.

Tu partirais sous la flamme angélique

De tes échos enfouis dans le vent,

Rehaussant la pitié, le charme envoûté

De ta noblesse d’été,

Même immolée dans les nuées de tes pas suspendus.

Fleur aimantée par la virginité du vent,

Loin de ta cathédrale sacrée et près des âmes libératrices,

Dans le verset de ta destinée,

Je te conjugue,

O Corail, ville de pierres mêlées.

Tes fleurs flamboyantes inspiraient le feu

Et capturaient tes mots dans une mer de songes,

Agitée par les signaux du matin figé,

Au trépas d’une journée meurtrie

Enclenchée aux sillons du lendemain,

Par la nudité des fleurs.

De ton passé lointain, soupiré en cascades,

Comme une ville de parapluies reléguée aux oubliettes

Des saisons enrouées.

Tu t’enfermes dans ton ciel, éclats de tes vers,

Poèmes-chansons carillonnés autrefois,

Sur l’arc-en-ciel ruban de tes neveux,

Arrivant jusqu’au sillage des contours.

O Corail, boucans de Noël entrelacés des icaques,

Jusqu’au tréfonds des sous-combes et sur le flanc

De tes chutes moissonneuses,

Fulminant aux abords contournés des lauriers,

Symboles vitalisés des rosées,

Comme du cramoisi s’envolant sous le confort destiné de ta face.

Le carillon de tes pas s’était ancré dans le caraco du temps

Par le souffle d’une heure pierreuse.

Quant au petit matin, qui n’est plus l’heure,

À l’orée d’un temps meurtri,

Je te fulmine,

Je te conjugue,

O Corail.

Tu es le sourire agité des rosiers en sommeil,

L’éclat manifeste de nos baisers mouillés,

Paraphés à l’horizon.

À l’ère pensive de ta joue angélique,

Survoltée par les vagues horizontales de la mer croisée,

Le rythme cadencé de ton souffle meublé ;

Voluptés,

Sublimes.

Les revers de tes bords répétés

Ont suspendu jusqu’au soleil de ma nuit,

Rejaillissait ainsi la saison des rêves croisés,

Des traversées de mains folles,

Ventilées au beau milieu du jour.

Corail,

Je suis aux quatre coins de ta porte d’entrée,

Proclamant ma poésie.

Je revenais de Guinée, passant par les entrailles,

Ma voix pleine d’échos et de chansons pour l’aurore,

Des cantiques consommés à la hâte aux frontières ultimes,

Des airs cadencés.

Comme les sueurs de la mer pensive,

Mer baignée par les rêves pendus au corset de tes seins,

Et les douces vagues de ta jeunesse colorant les pages

De la rosée entraînante du matin.

Corail de mes parades,

Corail de mes pique-niques,

Corail de mes promenades accélérées

Dans le réchauffement des saisons de pierres :

Pierres à trancher, pierres à colmater.

À Diquillon, les voiles coraillaises flottaient sur le pavé de ma nuit

Et conduisaient leurs refrains à mes pique-niques d’été,

Randonnées mouillées par les sourires de fleurs flamboyantes

Délaissées au trésor des idées éclairées au soleil.

À mon retour des îles, mon tour vespéral à bord,

Où ma traversée rompue dans la grève des radas…

Je me rendrais là-bas.

J’irai par quatre saisons des temps,

J’irai par la voix glauque d’un matin calciné,

J’irai sous les bords de tes seins mélodieux,

Sans tambour ni trompette,

Sous les flammes de ton corps de femme,

Sur le ton des papiers rompus dans la saison des mots.

Au premier clairon du matin,

Le vrai chant du coq enclenché non loin des rez-de-chaussée de ta face,

Et aux douze coups de minuit enfilés,

Mes vœux cloîtrés sur ton ventre d’ananas s’agiteront.

Nous dirigerions nos pas hors des gouffres saisonniers,

En portions de voix circulant aux contours du chemin,

À l’embouchure de la mer rêveuse,

Au beau milieu de la nuit ensoleillée par l’air desséché,

Triomphant dans la faussée de ta robe maculée,

Ballottée sur le flanc des moulinets de nos camps adorés,

Déchirés par les souffles macabres du soir.

Corail, nos joies s’étendraient jusqu’à la frontière du midi régulier,

Corail, ville porteuse de clefs,

Ville de pierres bâtisseuses.

Tu t’engrangerais,

Tu danserais la musique circulante des yeux et des tympans,

Sur le plateau lumineux des airs en ballottement

Dans la balance des lieux.

Marc Jéris Louis-Jean

Mlouisjean726@gmail.com

Etiquettes: #Beaumont de Louis-Jean#Corail#Le poète#Marc Jeris Louis JeanBeaumontHaiti
Post précédent

Présentation au MSPP de la composition de l’Institut national du cancer en Haïti

Post suivant

Konesans Fanmi se Lespwa Timoun en première ligne pour la santé en Haïti

La Rédaction

La Rédaction

Le Réseau Haïtien de Journalistes en Santé (RHJS) est un outil de référence pour des informations de santé regroupant des journalistes qui œuvrent dans le domaine de la santé en Haïti.

Connexe Posts

Déchets et incivilités à Beaumont : l’indignation des riverains
Actualités

Déchets et incivilités à Beaumont : l’indignation des riverains

24 septembre 2026
Actualités

Zoom sur l’atelier du journal de Beaumont

1 septembre 2026
Actualités

À Beaumont, cinq jours de formation en écriture journalistique prennent fin

28 août 2026
Actualités

Formation à Beaumont

24 août 2026
Quand le WASH invite les journalistes des Gonaïves à regarder autrement
Actualités

Quand le WASH invite les journalistes des Gonaïves à regarder autrement

19 août 2026
Actualités

Daana Sthernith ELDIME et son équipe saluées par la communauté mondiale de Wikimedia

9 août 2026
Post suivant
Konesans Fanmi se Lespwa Timoun en première ligne pour la santé en Haïti

Konesans Fanmi se Lespwa Timoun en première ligne pour la santé en Haïti

Discussion à propos de post

PUBLICITÉ

Notes de presse

Notes de presse

Le RHJS et l’AHPSY établissent un cadre de collaboration pour promouvoir la santé mentale en Haïti

Par La Rédaction
1 octobre 2026
0

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Jeudi du RHJS   Gihane Déjoie Mathurin, présidente de l’Association haïtienne de psychologie, signe le protocole d’accord...

Lire plus

Le lavage des mains à l’eau et au savon : un geste simple qui sauve des vies

Publication de la liste des dix finalistes de la 3e édition du Prix Dr Odilet Lespérance

Poursuite de l’Assemblée générale ordinaire 2022 du RHJS

Une exposition de photos en hommage au Dr Odilet Lespérance

Derniers posts

Le RHJS et l’AHPSY établissent un cadre de collaboration pour promouvoir la santé mentale en Haïti

1 octobre 2026

AHPSY et RHJS s’accordent pour renforcer l’information sur la santé mentale en Haïti

1 octobre 2026

Reprise des « Jeudis du RHJS » le 1er octobre 2026 autour de la santé mentale

30 septembre 2026
Le RHJS renforce sa structure institutionnelle avec un Conseil consultatif

Le RHJS renforce sa structure institutionnelle avec un Conseil consultatif

27 septembre 2026
Déchets et incivilités à Beaumont : l’indignation des riverains

Déchets et incivilités à Beaumont : l’indignation des riverains

24 septembre 2026
  • Accueil
  • Qui sommes-nous?
  • Nos Projets
  • Nos Membres
  • Registre d’inscription
  • Webmail
  • Mentions légales
  • Contacter nous
Téléphone : +509-3832-2925

© RHJS 2019 Tous droits réservés | www.rhjs.ht

Bon retour!

Connectez-vous à votre compte ci-dessous

Mot de passe oublié?

Récupérez votre mot de passe

Veuillez entrer votre nom d'utilisateur ou votre adresse email pour réinitialiser votre mot de passe.

S'identifier
Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Connexion
  • Accueil
  • Qui sommes-nous?
  • Nos Projets
  • Nos Membres
    • Registre d’inscription
  • Actualités
    • Nationales
    • Internationales
    • Notes de presse
  • Éditorial
  • Vendredis du RHJS
  • Webmail
  • Mentions légales
  • Contacter nous

© RHJS 2019 Tous droits réservés | www.rhjs.ht