RHJS - Réseau Haïtien de Journalistes en Santé
  • Accueil
  • Webmail
  • Registre d’inscription
  • Nous contacter
mardi 13 octobre 2026
  • Connexion
RHJS
  • Accueil
  • Qui sommes-nous?
  • Nos Projets
  • Nos Membres
    • Registre d’inscription
  • Actualités
    • Nationales
    • Internationales
    • Notes de presse
  • Éditorial
  • Vendredis du RHJS
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Advertisement
RHJS
  • Accueil
  • Qui sommes-nous?
  • Nos Projets
  • Nos Membres
    • Registre d’inscription
  • Actualités
    • Nationales
    • Internationales
    • Notes de presse
  • Éditorial
  • Vendredis du RHJS
Aucun résultat
Voir tous les résultats
RHJS
Aucun résultat
Voir tous les résultats

Pour l’éclat des couleurs et l’ombre de la réalité des grandes réjouissances populaires

Parfum d'autrefois

La Rédaction Par La Rédaction
15 mars 2025
Dans Actualités, Nationales
0
Pour l’éclat des couleurs et l’ombre de la réalité des grandes réjouissances populaires

Images de la violence en Haïti

0
PARTAGES
146
VUES
Partager sur FacebookPartager sur Twitter

Par Daana Sthernith ELDIMÉ

Couleurs éclatantes, visages illuminés par la joie; le rythme envoûtant des tambours, le swing des guitares, la percussion des caisses, le groove des musiques carnavalesques me font ressentir une forte vibration. Durant les grandes réjouissances populaires, je me suis laissée emporter par un tourbillon de souvenirs. Le temps de ce bonheur, je me suis replongée dans les carnavals de mon enfance, à Petit-Goâve, la ville à la saveur «dous Makòs».

Après avoir animé un atelier sur Wikipédia français, cette immersion dans l’ambiance festive a été un pur moment de bonheur. Un spectacle de mardi gras a défilé sous mes yeux. Mais la magie s’est dissipée brutalement. En quelques minutes, le décor a basculé : fusils pointus, corps inertes, personnes menottées, une figure autoritaire orchestre la scène. Le groupe “Mouvman dwòl”, rejoue sur l’artère de l’Avenue Baranquilla une scène poignante. Des bandits semant la ” terreur ” sur leur passage.

Le miroir de la réalité à Port-au-Prince : la violence représentée dans le carnaval de Jacmel

Les yeux agrandis par la terreur. Je vois passer une brouette derrière une femme géante drapée dans le bicolore.  La scène hurle de terreur. Un policier assassiné gît dans une charrette. La population, terrorisée, est figée sur place. Des bandits armés jouent à semer le chaos.

À l’instant même, sur les ailes de l’imagination, je me projette à Port-au-Prince. Un goût acide d”insécurité me serre à la gorge. Une fumée âcre me remplit les narines; celle des pneus brûlés, des incendies, des restes de « bwa kale » m’empêchent d’amener de l’air dans mes poumons.

La situation que représente le groupe coïncide bien à celle du quotidien « Haïti et son Fardeau ». Le madigra passe, les images restent dans ma tête, des images d’une Haïti désespérément chaotique.

PUBLICITÉ

Un rappel brutal

Je suis en Haïti. L’angoisse m’envahit. La réalité crue me frappe de plein fouet. Je me demande : comment est Port-au-Prince en ce moment ? Les montagnes d’immondices, les cadavres dans les rues, le vide politique… des questions me trottent dans la tête, nombreuses mais sans réponses.

Images de la violence en Haïti

Je me souviens des périodes carnavalesques à Port-au-Prince, c’était un moment rempli de gaieté, de musiques, de décors et des chars illuminés de couleurs  qui avancent lentement au son d’une vibration contagieuse. À cette époque tout le monde était fanatique d’un groupe, on s’habillait, moi avec mon mouchoir noir qui allais suivre : “RockFam”. On regardait avec d’autres yeux les fanatiques de “Barikad  Crew”. Eux, portaient du rouge, couleur plus vive que le noir. Le rouge flamboyant des fans de Barricad Crew contrastaient avec mon mouchoir noir. Je me souviens de  cette rivalité festive, amicale qui ajoutait du piquant à la fête.

Je me souviens de Carimi qui subjuguait tout le Champs de Mars, haut lieu des grandes réjouissances avec des milliers de carnavaliers chantant « Azibi, Azibi, Azibido ». Des milliers de voix s’époumonaient, en chœur avec le refrain de Carimi. Et s’enchainait sur le parcours, Roody Roodboy. Prenant le relai, il enflammait l’atmosphère avec son groove « M pi wo pase w ». Curieuse de tout ce qui se passe au royaume éphémère du carnaval, je me demandais : avec quel groupe Roody Roodboy, cette étoile montante de la musique haïtienne, était en polémique ?

Sa vibration, son flow faisait danser tout le monde.

Haïti et son fardeau

En ce temps-là, le bonheur au carnaval

J’attendais impatiemment Rockfam. Soudain, je vois arriver le char de Barikad Crew. Mon enthousiasme de fanatique me faisait reléguer dans l’ombre tout l’arc-en-ciel de couleurs déployé sur le parcours.  Je jouissais du son heureux de mon groupe, de l’animation des rappeurs torse nu, ruisselant de sueurs. Les voix s’élevaient, s’amplifiaient. On chantait avec ces étoiles qui nous guidaient sur le parcours : «Travay, se pou n travay, Travay se pou n batay»

La foule comme une houle dansait. Le char monté par un groupe notre groupe de musique fendait lentement cette foule qui s’ouvrait par vague. On chantait : « Èske peyi m nan pa gen Leta ki fè peyi m nan pa gen pyebwa, e tout lari yo chaje fatra, an n nou met ansanm pou nou chanje sa, oooo peyi a toutouni lopital toutouni, lekol toutouni, lajenès toutouni,…. »

Quand avec beaucoup d’espoir, je vois venir un autre char, je me suis demandée qui va gagner entre ces  groupes, entre Djakout et T-Vice; Carimi et Kreyòl la.  Je me dis que les textes de mon groupe sont toujours plus appropriés aux thèmes du carnaval.

Daana Sthernith ELDIMÉ

Toujours portée par ce sentiment qui porte à espérer, je me sens renaître continuellement à la vue d’un char.  C’est Vwadèzil avec «Kite ti pati m kanpe». Ce  refrain entraînant, de tendance rabòday fait danser tout le monde. Avec le recul, je me dis que cette musique est d’actualité. À l’époque où elle tournait en boucle sur les ondes, les gens s’en passaient du message profond de ce texte qui nous donnait matière à réflexion. Les partis politiques en Haïti poussent comme des champignons. À quoi servent-ils quand le pays est en crise et qu’ils ne peuvent rien apporter à cette société qui s’enfonce davantage dans ce chaos.  «Kite ti pati m kanpe», pourquoi?  Juste pour les élections! Que c’est triste!

L’Haïtien est un peuple qui danse, qui souffre et qui rit en même temps, pour reprendre Jean Price Mars. Le sociologue a raison.

Le carnaval, cette manifestation culturelle enrichi mon imaginaire. Je me grise de son parfum d’autrefois. Je revis le refrain de RockFam au titre évocateur : Pwa grate :  «  Goooochhh ann ale a goch goch, dwaaaatttt ann ale a dwat dwat, devan ann ale devan an an an, avanse an n ale an n ale… » RockFam, enfin ! qui avance avec “Pwa grate”.

Sur le stand, je vois une foule qui avance. Mes lèvres se fendent d’un sourire.  C’est à ce moment que commence mon carnaval. Je danser, je saute et me laisse emporter par la musique. Je m’en balance du regard des autres. Je ne fais qu’un avec cette musique qui me cavale dans les veines.

C’était le bon vieux temps! Tout Port-au-Prince était en fête.

Aujourd’hui, le  carnaval national se réduit à une peau de chagrin.  Les étoiles des grandes réjouissances sont éparpillées sous d’autres cieux. Les rues sont désespérément vides. Les montagnes de détritus côtoient des plantes qui croissent  comme des mauvaises herbes. J’ai du mal à imaginer Port-au-Prince. Il nous reste Jacmel, la capitale culturelle d’Haïti. L’esprit du carnaval plane sur la métropole du Sud-est où les traditions de l’art se marient à l’artisanat pour offrir au public le meilleur de la culture haïtienne.

Daana Sthernith ELDIMÉ

dastel@wikimediahaiti.org

Découvrez cette vidéo en un clic

Etiquettes: #DaanaCultureHaitiJacmelRHJS
Post précédent

Une instabilité rentable

Post suivant

Les yeux gands ouverts d’Ancion Pierre-Paul sur le carnaval de Jacmel

La Rédaction

La Rédaction

Le Réseau Haïtien de Journalistes en Santé (RHJS) est un outil de référence pour des informations de santé regroupant des journalistes qui œuvrent dans le domaine de la santé en Haïti.

Connexe Posts

Actualités

AHPSY et RHJS s’accordent pour renforcer l’information sur la santé mentale en Haïti

1 octobre 2026
Actualités

Zoom sur l’atelier du journal de Beaumont

1 septembre 2026
Quand le WASH invite les journalistes des Gonaïves à regarder autrement
Actualités

Quand le WASH invite les journalistes des Gonaïves à regarder autrement

19 août 2026
Actualités

Daana Sthernith ELDIME et son équipe saluées par la communauté mondiale de Wikimedia

9 août 2026
Actualités

Remise Bélizaire de l’OFCPAS prône la solidarité communautaire pour promouvoir l’accès à l’eau potable à Thomonde

31 juillet 2026
Thomonde : les pratiques liées à l’eau potable au cœur d’un focus groupe du RHJS
Actualités

Thomonde : les pratiques liées à l’eau potable au cœur d’un focus groupe du RHJS

30 juillet 2026
Post suivant
Les yeux gands ouverts d’Ancion Pierre-Paul sur le carnaval de Jacmel

Les yeux gands ouverts d'Ancion Pierre-Paul sur le carnaval de Jacmel

Discussion à propos de post

PUBLICITÉ

Notes de presse

Notes de presse

Le RHJS et l’AHPSY établissent un cadre de collaboration pour promouvoir la santé mentale en Haïti

Par La Rédaction
1 octobre 2026
0

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Jeudi du RHJS   Gihane Déjoie Mathurin, présidente de l’Association haïtienne de psychologie, signe le protocole d’accord...

Lire plus

Le lavage des mains à l’eau et au savon : un geste simple qui sauve des vies

Publication de la liste des dix finalistes de la 3e édition du Prix Dr Odilet Lespérance

Poursuite de l’Assemblée générale ordinaire 2022 du RHJS

Une exposition de photos en hommage au Dr Odilet Lespérance

Derniers posts

Le RHJS et l’AHPSY établissent un cadre de collaboration pour promouvoir la santé mentale en Haïti

1 octobre 2026

AHPSY et RHJS s’accordent pour renforcer l’information sur la santé mentale en Haïti

1 octobre 2026

Reprise des « Jeudis du RHJS » le 1er octobre 2026 autour de la santé mentale

30 septembre 2026
Le RHJS renforce sa structure institutionnelle avec un Conseil consultatif

Le RHJS renforce sa structure institutionnelle avec un Conseil consultatif

27 septembre 2026
Déchets et incivilités à Beaumont : l’indignation des riverains

Déchets et incivilités à Beaumont : l’indignation des riverains

24 septembre 2026
  • Accueil
  • Qui sommes-nous?
  • Nos Projets
  • Nos Membres
  • Registre d’inscription
  • Webmail
  • Mentions légales
  • Contacter nous
Téléphone : +509-3832-2925

© RHJS 2019 Tous droits réservés | www.rhjs.ht

Bon retour!

Connectez-vous à votre compte ci-dessous

Mot de passe oublié?

Récupérez votre mot de passe

Veuillez entrer votre nom d'utilisateur ou votre adresse email pour réinitialiser votre mot de passe.

S'identifier
Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Connexion
  • Accueil
  • Qui sommes-nous?
  • Nos Projets
  • Nos Membres
    • Registre d’inscription
  • Actualités
    • Nationales
    • Internationales
    • Notes de presse
  • Éditorial
  • Vendredis du RHJS
  • Webmail
  • Mentions légales
  • Contacter nous

© RHJS 2019 Tous droits réservés | www.rhjs.ht