Dans la salle de conférence du Réseau haïtien des journalistes de la santé (RHJS), le silence règne en ce lundi 20 juillet 2026. Seul le léger souffle du climatiseur accompagne la séance de travail. Assis autour d’une table, chacun a les yeux rivés sur son ordinateur. Le secrétaire général du RHJS, le journaliste-écrivain et formateur Claude Bernard Sérant anime un atelier d’écriture journalistique auquel participe Mme Sonia Paul.

Cette séance s’inscrit dans la continuité des ateliers organisés depuis l’année dernière. Déjà collaboratrice du site du RHJS, Sonia Paul souhaite renforcer sa maîtrise de l’écriture journalistique afin de trouver pleinement sa place dans le bulletin d’information du réseau, aux côtés des rédacteurs plus expérimentés.
Avant d’aborder le compte rendu journalistique, le formateur revient sur les fondements de la rédaction de presse. Il rappelle que tout journaliste doit répondre aux six questions essentielles : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?
Claude Bernard Sérant insiste particulièrement sur la question « Qui ? ». Selon lui, le journaliste ne doit jamais se contenter de citer un nom. Il doit présenter son personnage et lui donner de l’épaisseur. Ainsi, au lieu d’écrire simplement Claude Bernard Sérant, il est préférable de préciser qu’il s’agit du journaliste senior, du formateur, du journaliste-écrivain ou encore du secrétaire général du RHJS, selon le contexte. De la même manière, le RHJS ou le ministère de la Santé publique sont des personnes morales qui méritent également d’être clairement identifiées dans un article.
Le formateur rappelle ensuite l’importance de situer chaque événement dans l’espace et dans le temps. À la question « Où ? », Sonia Paul répond que l’activité se déroule dans les locaux du RHJS. À « Quand ? », elle précise qu’elle se tient le 20 juillet 2026. Pour Claude Bernard Sérant, ces repères spatio-temporels constituent des éléments incontournables d’une information journalistique.
L’écriture : la base du journalisme
La réflexion se poursuit autour de la question « Pourquoi ? ». Interrogée sur les raisons de sa présence à cette formation, Sonia Paul explique qu’elle souhaite améliorer sa manière de rédiger des informations sur la santé. Elle rappelle l’un des principes souvent répétés par son formateur : « L’écriture est à la base du journalisme. » Selon elle, apprendre à bien écrire pour le bulletin du RHJS lui permettra également de produire des contenus pour la radio, la télévision et les autres médias.
Tout au long de la séance, les échanges prennent la forme d’un dialogue pédagogique. Claude Bernard Sérant encourage son étudiante à enrichir ses personnages, à rechercher la précision, à rester claire et objective et à toujours écrire pour être comprise par le public. Il lui rappelle qu’une information journalistique doit rapporter les faits sans laisser place aux opinions personnelles.
La formation débouche ensuite sur un exercice pratique. Cette fois, il ne s’agit plus de rédiger une brève ou un filet, mais un véritable compte rendu journalistique. D’abord surprise à l’idée de raconter une activité à laquelle elle participe, Sonia Paul rappelle que le journaliste rapporte normalement des faits extérieurs. Son formateur lui explique alors qu’il s’agit d’un exercice de simulation destiné à vérifier sa maîtrise des notions étudiées.
Avant de clore la séance, Claude Bernard Sérant lui confie son devoir : rédiger le compte rendu de cet atelier et le remettre la semaine suivante en vue d’une publication sur la page du RHJS. Au-delà de cet exercice, l’objectif est aussi d’encourager les autres membres du réseau à écrire davantage. Car, comme le rappelle le formateur tout au long de la session, l’écriture demeure le fondement du journalisme.
Sonia Paul
Atelier d’écriture du RHJS













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