Une œuvre audiovisuelle de 14 minutes 48 secondes
Toute histoire a un commencement. Celle de Le Beaumontois commence par un rêve, celui d’un fils de Beaumont, Marc-Jéris Louis Jean, poète, écrivain et pharmacien vivant aux États-Unis, qui a toujours souhaité voir naître un journal dans la commune qui l’a vu naître.
Ce rêve commence aujourd’hui à prendre forme.
Du lundi 24 au vendredi 28 août 2026, Beaumont, dans la Grand’Anse, a accueilli un premier atelier d’écriture et de formation au journalisme, organisé dans le cadre du processus devant conduire à la mise en œuvre du futur journal en ligne Le Beaumontois.
Pour cette première étape, Marc-Jéris Louis Jean a fait appel à deux journalistes et formateurs expérimentés, Claude Bernard Sérant et Gladimy Ibraïme, qui parcourent plusieurs villes d’Haïti dans le cadre des activités de formation du Réseau haïtien des journalistes de la santé (RHJS).
À l’hôtel Makaya, une vingtaine de professionnels et d’acteurs de la communauté ont participé à cette semaine de formation : avocat, juge, professeur, ingénieur agronome, administrateur, infirmières et infirmiers, journalistes de radio, influenceurs, ancien maire et membre d’une association de planteurs de café. Une diversité de profils qui traduit la volonté de faire du futur journal une véritable affaire communautaire.
Car Le Beaumontois n’est pas encore né. Il est en construction. Il cherche encore sa forme, son rythme, sa voix et celles et ceux qui contribueront à le faire vivre. Mais toute naissance laisse des traces avant même de devenir réalité. Cet atelier est l’une de ces premières traces.
L’œuvre audiovisuelle « Au commencement, il y avait l’atelier du journal de Beaumont », d’une durée de 14 minutes 48 secondes, conserve la mémoire de ces cinq journées. Elle rassemble des paroles, des échanges et des photographies qui témoignent d’un moment fondateur.
Le coordonnateur du projet, Jean Romain François, y présente la vision du Beaumontois : créer un espace d’information capable de raconter Beaumont, de faire entendre les voix de sa communauté et de contribuer au rayonnement de la commune dans la Grand’Anse, en Haïti et au-delà.
À la clôture, les formateurs ont insisté sur la nécessité de poursuivre l’apprentissage. Pour Claude Bernard Sérant, le journalisme est d’abord une pratique : observer, questionner, vérifier, écrire et recommencer. Gladimy Ibraïme a souligné, de son côté, l’importance des médias communautaires, de la collaboration entre acteurs locaux et de la participation des femmes, notamment des trois participantes à l’atelier.
Les participants ont également rendu hommage à Marc-Jéris Louis Jean, dont le rêve a permis cette première rencontre.
Ainsi, cette œuvre ne raconte pas l’histoire d’un journal déjà établi. Elle raconte la naissance d’une idée devenue projet. Avant Le Beaumontois, il y eut le rêve. Avant le journal, il y eut l’atelier. Et c’est peut-être ici que tout a commencé.
À voir sur YouTube
Le Réseau haïtien des journalistes de la santé (RHJS) vous invite à découvrir cette œuvre audiovisuelle et à revivre en images les premiers pas du projet Le Beaumontois.
Cliquez sur le lien YouTube pour regarder la vidéo.
