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Une maladie très répandue chez les femmes haïtiennes

Le syndrome des ovaires micropolykystiques

La Rédaction Par La Rédaction
28 avril 2022
Dans Actualités, Nationales, Publications
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Une maladie très répandue chez les femmes haïtiennes
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Les kystes ovariens sont très répandues chez la gente féminine haïtienne. « Sur un nombre de 10 femmes consultées au cours d’une journée, sept d’entre elles dont la majorité sont des jeunes souffrent du syndrome des ovaires  micropolykystiques », a déclaré le Dr Paul Pierre Louis, spécialiste en gynécologie-obstétrique au cours d’une entrevue accordée au Réseau haïtien des journalistes de la santé (RHJS).

Comment se manifeste ce syndrome ?

Le Dr Pierre Louis explique : « Généralement, les kystes ovariens s’accompagnent de douleurs abdominales et dorsales, des irrégularités menstruelles, des changements hormonaux, des nausées et des prises de poids ».

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De nos jours, en Haïti, nombreuses sont les femmes qui se plaignent de ces symptômes au quotidien. Une situation qui affecte parfois le bon fonctionnement des couples désireux d’avoir des enfants.

D’après le gynécologue, « jusqu’à cette présente minute, l’origine des kystes ovariens n’est pas vraiment connue. Cependant, les enquêtes menées ont révélé que les  femmes noires sont beaucoup plus aptes à développer cette pathologie ».

Enjeux

Visage triste, Cassandra Théus, juriste, 29 ans, raconte son calvaire : « Je vis avec des ovaires micropolykystiques depuis plus de dix (10) ans. Il arrive que je ne vois pas mes règles pendant des mois alors que je ressens tous les signes annonciateurs. Parfois, je peux avoir mes menstruations deux à trois fois pendant un même mois. Cette situation m’affecte beaucoup. Pendant mes menstrues, je ne peux pas vaquer à mes occupations ; tordant de douleurs, je reste au lit. Assez souvent, j’ai des dérèglements hormonaux et des infections vaginales ».

Malgré sa maladie, la juriste souhaite de toute ses forces avoir des enfants. « Mon souhait le plus cher c’est de jouir du qualificatif de « mère », mais hélas ! en dépit des différents traitements prescrits et des conseils nutritionnels de mon gynécologue, rien n’est encore garanti ! Parfois mon scepticisme m’envahit, mais je ne m’imagine pas sans enfant », a t-elle avoué sur un ton triste.

De son côté, madame Carmel une trentaine d’années environ, ne cesse de témoigner sa gratitude et d’exprimer sa joie envers Dieu. Tout le bonheur de voir sa fille grandir illumine dans ses yeux. « Depuis ma tendre jeunesse, je souffre du syndrome des ovaires micropolykystiques. Après mon mariage, j’ai passé des années sans pouvoir tomber enceinte. Les proches de mon mari commençaient à me traiter de tous les noms parce qu’ils pensaient que j’étais stérile. Je suis allée de clinique en clinique à la recherche d’un traitement rapide et efficace. Grâce à la prière, finalement, après un traitement de six mois contre les kystes, mes entrailles ont été bénies. Maintenant, j’ai une fille de trois ans », déclare-t-elle dans un élan de joie.

Prise en charge et prévention

Le Dr. Pierre Louis porte à la connaissance des femmes que les kystes ovariens ne sont pas une fatalité. Cependant elles doivent toujours consulter un professionnel de la santé en cas de douleurs abdominales pour éviter toute gravité. « Les kystes ovariens, qu’ils soient fonctionnels ou organiques peuvent se compliquer, ils peuvent occasionner des saignements (hémorragie intra-kystique due à une rupture du kyste de l’ovaire), une torsion ou une infection ovarienne, des complications obstétricales pour ne citer que ceux-là », a révélé le gynécologue tout en conseillant aux femmes de pratiquer des exercices physiques régulièrement et d’éviter la consommation de viandes rouges, car elles sont cancérigènes.

Espérancia Jean Noël

 

 

 

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