RHJS - Réseau Haïtien de Journalistes en Santé
  • Accueil
  • Webmail
  • Registre d’inscription
  • Nous contacter
mardi 7 juillet 2026
  • Connexion
RHJS
  • Accueil
  • Qui sommes-nous?
  • Nos Projets
  • Nos Membres
    • Registre d’inscription
  • Actualités
    • Nationales
    • Internationales
    • Notes de presse
  • Éditorial
  • Vendredis du RHJS
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Advertisement
RHJS
  • Accueil
  • Qui sommes-nous?
  • Nos Projets
  • Nos Membres
    • Registre d’inscription
  • Actualités
    • Nationales
    • Internationales
    • Notes de presse
  • Éditorial
  • Vendredis du RHJS
Aucun résultat
Voir tous les résultats
RHJS
Aucun résultat
Voir tous les résultats

Jeanne, violée, abandonnée

La Rédaction Par La Rédaction
24 février 2022
Dans Actualités, Nationales, Publications
0
Jeanne, violée, abandonnée

La cyberviolence est une activité illégale, punie par la loi

0
PARTAGES
35
VUES
Partager sur FacebookPartager sur Twitter

Jeanne est originaire d’une petite localité de la commune de Jérémie. La jeune fille de 18 ans s’est vu séparer de la maison familiale à l’âge de sept ans. Ses parents de conditions modestes l’ont envoyé chez sa marraine résidant au Centre-ville de Jérémie. Une manière pour lui assurer une meilleure enfance et une bonne éducation.

Pointer du doigt les violeurs

Le drame

Jeanne vit sous le toit de sa marraine. Un soir, l’adolescente, restée seule avec un fils de cette dernière, connait un drame. Avec des mots brisés, elle retrace la mésaventure de cette nuit. « Ma marraine était montée à Port-au-Prince pour passer un ou deux jours. Elle m’avait laissée seule à la maison avec son garçon. Le soir de son départ, je dormais quand j’ai senti un poids sur mon corps. Je me suis réveillée en sursaut. C’était le fils de ma marraine. Il m’a menacée de mort. Il m’a ordonné de ne pas crier. Il s’est abusé de moi », confie t-elle avec ce visage triste qui souligne la cicatrice indélébile de son existence.

Aucun suivi médical

Jeanne, comme beaucoup de ces jeunes filles victimes de viol, n’a pas eu recours à un suivi médical immédiat. « Je n’avais personne à qui m’adresser. J’attendais le retour de ma marraine pour lui expliquer ce qui s’était passé. Lorsque ma marraine est revenue, je lui ai tout raconté. À ma grande déception, elle m’a demandé de faire silence ; de ne rien dire à mes parents. Ce que j’ai fini par faire », regrette-t-elle aujourd’hui.

Toute femme ayant subi un viol doit se rendre chez un medecin dans les 72 heures qui suivent l’acte pour recevoir des soins appropriés comme la prophylaxie post-exposition. Un moyen pour se protéger contre des maladies sexuellement transmissibles notamment le VIH/ Sida ou d’une grossesse indésirable. Jeanne n’a pas pu bénéficier de ses soins à temps. Un mois après l’acte, les séquelles commencent à faire surface. « Un mois s’était écoulé depuis et je n’ai pas vu mes règles. Je l’ai signalé à ma marraine. Elle a acheté un test de grossesse et me l’a fait faire. Le test était positif. J’étais effectivement enceinte. Ensuite, elle a fait bouilli un thé et me l’a donnée à boire. Puis, elle m’a demandé de retourner chez moi. Je n’ai pas bu le thé et j’ai refusé de partir sans que mes parents soient au courant. » Ces souvenirs remontent à la mémoire de Jeanne.

PUBLICITÉ

Pas de justice

Nombreux sont ces victimes de viols qui se referment sur elles-mêmes, ruminant ce moment maudit où ils ont été la proie d’un prédateur. Elles se terrent dans un lourd silence à porter sur les épaules alors que les bourreaux, la conscience légère, circulent librement et calculent d’autres coups.

Pour Jeanne, comme pour tant d’autres victimes, il n’y a pas de justice dans un pays où le service public de la justice n’assure pas sa fonction. Un proche de la victime au eu ces mots :  « La justice semble ne pas trop s’intéresser au cas de Jeanne. D’ailleurs, la marraine nous avait offert une partie de ses terres en guise de dédommagement. Une promesse qu’elle n’a pas tenue. Les papiers qu’elle nous avait donnés étaient tous falsifiés ». Et de poursuivre : « Elle ne peut pas apprendre correctement à l’école. Elle pleure de temps à autre. Nous comptons aller voir un psychologue avec elle ».

Deux ans après ce viol, cet instant s’est cristallisé dans la mémoire de Jeanne. Le passé n’est pas si passé. Elle revit le film de ce viol dans ses nuits blanches.

Marie Juliane David

julianedave@icloud.com

 

Jeanne est un nom d’emprunt pour protéger la victime

Etiquettes: JusticeviolVioléeVioleur
Post précédent

RHJS salue le départ de Paul Farmer, un grand ami d’Haïti

Post suivant

Carnaval, un débordement de plaisirs en Haïti

La Rédaction

La Rédaction

Le Réseau Haïtien de Journalistes en Santé (RHJS) est un outil de référence pour des informations de santé regroupant des journalistes qui œuvrent dans le domaine de la santé en Haïti.

Connexe Posts

Pour l’éclat des couleurs et l’ombre de la réalité des grandes réjouissances populaires
Actualités

Coup de gueule, regard sur l’actualité de la santé

4 novembre 2025
Un atelier où les voix des filles s’élèvent pour réclamer leur droit à l’enfance
Actualités

Un atelier où les voix des filles s’élèvent pour réclamer leur droit à l’enfance

20 octobre 2025
Actualités

Une culture de sanctions en trompe-l’oeil

18 juillet 2025
« Femmes-Soleils », la pièce de Florence Jean Louis Dupuy jouée pour un public d’écoliers
Actualités

Bohio, silence brûlant de notre oubli, crie encore

30 juin 2025
Haïti trahie de l’intérieur, convoitée de l’extérieur
Actualités

La rançon de l’indépendance : une dette historique au présent

22 avril 2025
Une centaine de jeunes du département de l’Ouest en conférence éducative sur la violence basée sur le genre
Actualités

Note de Solidarité du RHJS à Roselande Belony

11 avril 2025
Post suivant
Carnaval, un débordement de plaisirs en Haïti

Carnaval, un débordement de plaisirs en Haïti

Discussion à propos de post

PUBLICITÉ

Notes de presse

Actualités

Le lavage des mains à l’eau et au savon : un geste simple qui sauve des vies

Par La Rédaction
10 octobre 2024
0

Le lavage des mains à l’eau et au savon : un geste simple qui sauve des vies Quelques secondes suffisent...

Lire plus

Publication de la liste des dix finalistes de la 3e édition du Prix Dr Odilet Lespérance

Poursuite de l’Assemblée générale ordinaire 2022 du RHJS

Une exposition de photos en hommage au Dr Odilet Lespérance

Tentative d’assassinat sur le journaliste de carrière, Roberson Alphonse

Derniers posts

VIH

VIH en Haïti : quand la discrimination s’ajoute à la maladie dans les hôpitaux

1 juillet 2026

4e forum national des organisations de la société civile: Le VDH mis fin à deux journées de réflexions et d’engagement

30 juin 2026

Tombola de bienfaisance : la FHADIMAC récompense ses gagnants à l’occasion de la Fête des pères

28 juin 2026

À Ounaminthe, la MET forme les enseignants et interroge l’école de demain

27 juin 2026

À Ouanaminthe, Légende de la soupe joumou suscite débats et découvertes chez les jeunes lecteurs

20 juin 2026
  • Accueil
  • Qui sommes-nous?
  • Nos Projets
  • Nos Membres
  • Registre d’inscription
  • Webmail
  • Mentions légales
  • Contacter nous
Téléphone : +509-3832-2925

© RHJS 2019 Tous droits réservés | www.rhjs.ht

Bon retour!

Connectez-vous à votre compte ci-dessous

Mot de passe oublié?

Récupérez votre mot de passe

Veuillez entrer votre nom d'utilisateur ou votre adresse email pour réinitialiser votre mot de passe.

S'identifier
Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Connexion
  • Accueil
  • Qui sommes-nous?
  • Nos Projets
  • Nos Membres
    • Registre d’inscription
  • Actualités
    • Nationales
    • Internationales
    • Notes de presse
  • Éditorial
  • Vendredis du RHJS
  • Webmail
  • Mentions légales
  • Contacter nous

© RHJS 2019 Tous droits réservés | www.rhjs.ht