
Moi, Jobenson Andou, j’étais ce lundi 16 septembre 2025 du côté du Canapé-Vert lorsque la tragédie s’est produite. Un contrôle routier devant le commissariat a tourné au drame.
Un petit commerçant a été mortellement touché par balle. Deux jeunes femmes, simples passantes, ont été grièvement blessées : une balle a percé le cou de l’une d’elles. J’ai vu la scène depuis ma moto. Les victimes étaient au milieu de la rue, baignant dans leur sang.
Selon les témoignages recueillis sur place, le drame a commencé lorsqu’un chauffeur a refusé d’obtempérer à un signal de la police. Ce qui aurait dû être une simple vérification a dégénéré en fusillade. Dans la confusion, un policier a ouvert le feu, sans tenir compte des civils présents.
Pris de peur, j’ai quitté immédiatement les lieux sur ma moto. Arrivé au bureau, je n’ai pu m’empêcher de réfléchir à la fragilité de la vie et à l’impact de l’insécurité en Haïti, même sur le moral de nos agents de l’ordre. L’État doit désormais se pencher sur le cas de ces policiers en détresse, afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.
Jobenson Andou












Discussion à propos de post