Alors qu’il se trouvait sur la galerie de sa maison à Méyotte, Jean-Robert Fleury, journaliste au Nouvelliste spécialisé dans les affaires judiciaires, a été grièvement blessé par une balle perdue. Ce drame met une nouvelle fois en lumière les conséquences tragiques de l’insécurité qui ronge les quartiers de la capitale haïtienne et de sa périphérie.
Jean-Robert Fleury, journaliste au Nouvelliste, spécialiste des questions judiciaires, a été touché à la tête par une balle perdue, mercredi 16 juillet, alors qu’il se trouvait sur la galerie de son domicile à Méyotte, quartier situé dans la commune de Pétion-Ville. Le projectile a atteint le sommet de son crâne. Pris en charge rapidement, il a été transporté à l’hôpital où il a reçu les soins que nécessitait son cas. Une radiographie a révélé que la balle a perforé sa tête, provoquant une grave blessure. Pour le moment, Jean Robert Fleury va mieux et se repose.
Ce n’est pas un cas isolé. En juillet 2022, un autre employé du Nouvelliste, Rodolphe Franckel, travaillant à l’imprimerie du journal, avait été blessé par balle devant les locaux situés à la rue du Centre.

À Méyotte, les balles perdues sont fréquentes. Ce quartier, comme d’autres zones de la capitale, subit indirectement l’impact d’une insécurité liée aux activités de groupes armés. Malgré les tensions, la population y demeure, vigilante, et tente de s’adapter à une situation marquée par l’instabilité.
La violence et ses retombées sont partout. Si nous prenons le quartier du Canapé-Vert, par exemple, les habitants sont régulièrement exposés aux violences. Ces derniers organisent parfois des mobilisations pour interpeller les autorités sur la nécessité de renforcer la sécurité publique. Dans certains cas, des membres des forces de l’ordre ont exprimé, eux aussi, leur inquiétude face à l’ampleur des défis sécuritaires dans la zone.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs s’interrogent : jusqu’à quand les résidents de Canapé-Vert et d’autres quartiers résistants aux assauts des gangs pourront-ils faire face à cette pression ? Beaucoup d’entre eux refusent de quitter leurs quartiers pour rejoindre les sites d’hébergement temporaire déjà surpeuplés dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Claude Bernard Sérant












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