RHJS - Réseau Haïtien de Journalistes en Santé
  • Accueil
  • Webmail
  • Registre d’inscription
  • Nous contacter
dimanche 15 mars 2026
  • Connexion
RHJS
  • Accueil
  • Qui sommes-nous?
  • Nos Projets
  • Nos Membres
    • Registre d’inscription
  • Actualités
    • Nationales
    • Internationales
    • Notes de presse
  • Éditorial
  • Vendredis du RHJS
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Advertisement
RHJS
  • Accueil
  • Qui sommes-nous?
  • Nos Projets
  • Nos Membres
    • Registre d’inscription
  • Actualités
    • Nationales
    • Internationales
    • Notes de presse
  • Éditorial
  • Vendredis du RHJS
Aucun résultat
Voir tous les résultats
RHJS
Aucun résultat
Voir tous les résultats

Allez à la selle au camp des déplacés du lycée Marie-Jeanne, une affaire compliquée

Hygiène

La Rédaction Par La Rédaction
30 avril 2024
Dans Actualités, Nationales
0
Allez à la selle au camp des déplacés du lycée Marie-Jeanne, une affaire compliquée

Assiettes en foam et marre d'eau au camp

0
PARTAGES
31
VUES
Partager sur FacebookPartager sur Twitter

 

La question des toilettes est un sujet pressant au camp du lycée Marie Jeanne, à la 1ere rue Lavaud, au Bois Verna. Les besoins ne se font pas attendre dans cet espace. Six mille déplacés environ, huit toilettes.  La demande explose par rapport à l’offre dans ce camp surpeuplé de déplacés. Le lycée Marie Jeanne est semblable à d’autres lieux d’hébergement qui poussent à Port-au-Prince au gré des attaques des bandes armées.

Assise sur une petite chaise basse, tout près des matelas étendus sur le parquet d’une salle de classe du lycée Marie Jeanne, Lovely Dieujuste, une jeune mère, coiffe une fillette sage comme une image. Elle se plaint du prix des toilettes. « Pour déféquer dans le camp du lycée Marie Jeanne, on ne fait pas de cadeau.  On doit payer quinze gourdes », s’offusque-telle.

Rassemblement de déplacés au lycée Marie Jeanne

À ce prix, comment Lovely, une esthéticienne plongée dans le chômage, qui se plaint d’être sans le sou, peut-elle aborder les cabinets d’aisance pour satisfaire ses besoins physiologiques à un rythme régulier ?

Loucia Érilis, sa voisine de chambrée, vivant à la merci de bons samaritains, saisit l’occasion pour une remarque : « On nous fait grâce pour soulager nos besoins. Le portier des toilettes accepte dix gourdes en nous donnant du papier. Mais il ne manque pas de nous dire : ne revient plus si vous n’avez pas d’argent. »

L’esthéticienne, dont la maison a été pillée et incendiée à Carrefour-Feuilles, est considérée comme une grenn pwomennen, autrement dit, une nomade. Elle a arpenté plusieurs camps de déplacés avant d’échouer au lycée Marie Jeanne. Elle dit comprendre le comité qui gère les toilettes, car, trop souvent, les utilisateurs bloquent les sanitaires.

PUBLICITÉ
Assiettes en foam et marre d’eau au camp

Où se soulager ?

Charles, quinze ans, le don Juan du camp que ses pairs surnomment « ti jènjan », se vante de se plier aux règles imposées par le comité de gestion du camp. Et comment ? « Dès que je sens le besoin de me vider, je cours demander de l’argent à ma maman. Elle me donne quinze gourdes pour aller aux toilettes. J’ai toujours mes quinze gourdes. »

Un concert de rires couvre la voix de notre don Juan. Les adultes et les enfants n’en finissent pas de se tordre de rire. Où est la blague ? Emmanuel, l’un de ses camarades, lui demande pourquoi il veut faire comprendre que ses parents ont de l’argent pour satisfaire ses besoins pressants ?

Emmanuel, le regard franc, lui dit : « Tu aurais quinze gourdes et tu l’aurais filé pour ça ? ». Charles répartit d’un grand rire et se livre : « On va se soulager tout près, dans la ravine bwadchèn. C’est là qu’on y va. Et du côté des pompiers aussi. »

Et pour t’essuyer ? ose son compagnon de bwadchèn. « Une pierre fait l’affaire », avoue-t-il.

Tout en suivant ces échanges avec les enfants, Lovely revient à la charge. « Parce que le prix est élevé pour déféquer, les gens font des choses répugnantes dans ce camp. Si vous étiez venu un peu plus tôt, vous auriez vu l’état de nos escaliers. Ils font exprès de chier dans ces assiettes ou ces boîtes en carton. Depi w pile bwat sa yo ou bwete», dit-elle en fixant les deux garçons.

« Se pa mwen menm non! » s’empresse de dire Charles relayé par Emmanuel qui prend ce regard appuyé pour une accusation.

À l’heure où le cholera n’a pas encore dit son dernier mot en Haïti, les matières fécales traînent dans les camps de déplacés où l’offre des toilettes ne répondent pas à l’explosion de la demande. Huit toilettes pour six mille fesses environ. Vous imaginez !

Claude Bernard Sérant

serantclaudebernard@yahoo.fr

Comment est la question des toilettes dans le camp du lycée Marie Jeanne? Voici la vidéo

 

Etiquettes: #HyièneBien-être
Post précédent

Le plus grand prix littéraire haïtien, le Prix Deschamps est lancé

Post suivant

Pwoblèm twalèt nan kan deplase lise Marie Jeanne

La Rédaction

La Rédaction

Le Réseau Haïtien de Journalistes en Santé (RHJS) est un outil de référence pour des informations de santé regroupant des journalistes qui œuvrent dans le domaine de la santé en Haïti.

Connexe Posts

Santé et relation humaine : l’analyse de Claude Bernard Sérant
Actualités

Santé et relation humaine : l’analyse de Claude Bernard Sérant

13 décembre 2025
Actualités

Ces jeunes médecins qui défient la peur et la nuit : Haïti debout

10 décembre 2025
Actualités

La parole trans de Dominique St Vil, au cœur de la rencontre UE–Société Civile

16 novembre 2025
Diabète, ce fléau qui progresse à visage couvert en Haïti : la FHADIMAC tire la sonnette d’alarme
Actualités

Ces Haïtiens qui vivent avec le diabète sans le savoir

15 novembre 2025
Actualités

La santé à travers les murs : un projet d’avenir pour Haïti

14 octobre 2025
Actualités

Aleken, chen janbe, anba dra, une culture de bouffe aux coins de la rue

8 octobre 2025
Post suivant
Pwoblèm twalèt nan kan deplase lise Marie Jeanne

Pwoblèm twalèt nan kan deplase lise Marie Jeanne

Discussion à propos de post

PUBLICITÉ

Notes de presse

Lancement d’HPay Cash, une plateforme de paiement mondiale actuellement en Haïti
Actualités

Lancement d’HPay Cash, une plateforme de paiement mondiale actuellement en Haïti

Par La Rédaction
10 octobre 2024
0

« La raison d’être de Heyseller Pay / HPay : éliminez les barrières entre les transactions dans le monde entier ; c’est à dire...

Lire plus

Publication de la liste des dix finalistes de la 3e édition du Prix Dr Odilet Lespérance

Poursuite de l’Assemblée générale ordinaire 2022 du RHJS

Une exposition de photos en hommage au Dr Odilet Lespérance

Tentative d’assassinat sur le journaliste de carrière, Roberson Alphonse

Derniers posts

Haïti 2026 : le sursaut de la parole ou l’abîme du chaos

15 janvier 2026

Le RHJS remercie ses partenaires après le succès de la 5ᵉ édition du Concours national de reportage

7 janvier 2026
Le RHJS souffle ses 12 bougies et célèbre 12 succès

Restons vivants et debout en 2026

1 janvier 2026

Au rendez-vous de la vie en ce nouvel an

1 janvier 2026

Remise officielle du Prix Dr Odilet Lespérance 2025

27 décembre 2025
  • Accueil
  • Qui sommes-nous?
  • Nos Projets
  • Nos Membres
  • Registre d’inscription
  • Webmail
  • Mentions légales
  • Contacter nous
Téléphone : +509-3832-2925

© RHJS 2019 Tous droits réservés | www.rhjs.ht

Bon retour!

Connectez-vous à votre compte ci-dessous

Mot de passe oublié?

Récupérez votre mot de passe

Veuillez entrer votre nom d'utilisateur ou votre adresse email pour réinitialiser votre mot de passe.

S'identifier
Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Connexion
  • Accueil
  • Qui sommes-nous?
  • Nos Projets
  • Nos Membres
    • Registre d’inscription
  • Actualités
    • Nationales
    • Internationales
    • Notes de presse
  • Éditorial
  • Vendredis du RHJS
  • Webmail
  • Mentions légales
  • Contacter nous

© RHJS 2019 Tous droits réservés | www.rhjs.ht