Une trentaine de journalistes membres du Réseau haïtien de journalistes en santé (RHJS), ont pris part, le samedi 26 septembre dernier, au local du RHJS, à la rue Camille Léon, à une session de sensibilisation et d’orientation sur le VIH/SIDA.
L’initiative de l’Organisation de développement et de lutte contre la pauvreté (ODELPA) a trouvé le support de la Fondation pour la Santé reproductrice et l’éducation familiale (FOSREF). Cette organisation non gouvernementale haïtienne travaillant dans le domaine de la santé promeut des activités de sensibilisation sur l’adhérance aux médicaments antirétroviraux (ARV). Elles relèvent du programme national de lutte contre le VIH/SIDA en Haïti. Financé par le gouvernement des Etats-Unis, ce programme participe de la volonté des autorités haitiennes de santé. Question de renforcer cette lutte pour un meilleur contrôle de l’épidémie du Vih.
Haïti compte actuellement 160 mille personnes vivant avec le vih/sida (PVVIH). Seulement 103 400 sont sous traitement antiretroviral, selon le programme national de lutte contre le sida (PNLS). Le taux de rétention aux ARV est à ce jour très faible. «Il est dû à un véritable problème d’adhérance», déplore cet organisme de contrôle de l’infection au vih en Haïti. En ce sens, un tel problème entraine toujours, selon le PNLS, une faible proportion de PVVIH qui arrivent à atteindre une charge virale indétectable, c’est-à-dire intransmissible, soit 60%. Aussi Haïti est-elle très loin de l’objectif visé : 95 % de contrôle de l’épidémie du vih, d’ici à 2030, comme défini dans les Objectifs de développement durable (ODD).
Les journalistes au coeur des actions de changement de comportement
Pour renverser la tendance, les institutions nationales et internationales impliquées dans la lutte contre le vih sida misent sur l’implication des journalistes. En tant qu’acteurs actifs de développememt, ces professionnels de l’information pourront impulser un changement positif.
«Je suis venue vers vous juste pour soliciter votre appui dans les efforts de plaidoyer et de communication pour un changement de comportement de la population parce que le vih continue à hanter nos esprits. Une bonne partie de la population font fi des méfaits de la maladie», a déploré la directrice executive de l’Odelpa, Soeurette Policar, qui a animé l’atelier au local du RHJS. Madame Policar estime toutefois qu’ «Il y a encore de l’espoir à condition que la population soit bien informée de la situation de la maladie en Haiti, les modes de transmission, les méthodes de prévetion et les médicaments disponibles».
Les journalistes avides de s’informer ont fait savoir à la représentante de l’Odelpa qu’ils sont prêts à aller sur le terrain avec les seniors du RHJS et ses partenaires afin de produire des reportages sur divers sujets liés au vih/sida. Ils espèrent ainsi lier la théorie de l’atelier à la pratique.
Louiny FONTAL
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